Tu devrais prendre une salade sans sauce



« Attention  ça fait grossir ! » On a tous déjà entendu ça au moins une fois. Où bien decellé un regard plein de jugement quand on s’apprête à prendre une part de fondant au chocolat. 

Hier matin, on est descendu au centre ville, il faisait beau, on préparait un joli brunch dominical en famille, donc passage en boulangerie obligatoire. Je montre à mon chéri ce que j'aimerais prendre pour le repas. Et c'est à ce moment-là, qu'une dame, plus âgée que moi, s'approche de mon oreille et chuchote «  vous savez, ça fait grossir ». Dans ma tête, il se passe : Alors, quoi répondre à ce genre de réflexion, nous sommes une petite dizaine à avoir entendu ce qu'elle m'a dit, je ne veux pas être méchante, alors je choisis de faire preuve d'humour: « C'est pas grave, on se fait plaisir, vous savez si on ne veut pas grossir, malheureusement, je pense que nous ne sommes pas au bon endroit. »

« Attention ça fait grossir ! » On a tous déjà entendu ça au moins une fois. Ce n'est pas la première et sûrement pas la dernière. Quand on est gros/se, même les inconnus pensent qu'on veut entendre leurs conseils. Ils se sentent tellement concernés par notre alimentation, visiblement. Mais en fait, je ne fais pas de régime, je mange ce dont j'ai envie, quand j'en ai envie et ça ne veut pas dire que je me nourris mal. Après plusieurs passages chez des nutritionnistes/diététiciens qui m'ont appris à équilibrer mon alimentation, je pense avoir réussi à diversifier les aliments d'une façon qui me plaît. Je ne mincis pas, je ne grossis plus. C'est juste moi et mon apparence. 

Je ne veux pas mincir, est-ce normal ?  

C'est une question que je me pose de plus en plus souvent, je ne veux pas mincir. En tout cas je ne met rien en œuvre pour perdre du poids. J'ai l'impression que forcément comme les gros/ses ne rentrent pas dans le moule, bien trop étroit de notre société, nous devons tout mettre en œuvres pour y arriver, et ériger notre métamorphose en principale objectif de vie. Cette question revient à se demander si c'est normal de vouloir rester sois-même ? Je ne veux pas changer pour être accepter. 

Pour ma part, et je pense que je ne suis pas la seule, j'ai beaucoup souffert de cet objectif logique / forcé que tout le monde s'imaginait. Cela m'a valu beaucoup, de « c'est pas bon pour le régime » ou de « vous devriez peut être prendre la salade ». Mais sauf que là, en fait, je ne suis pas du tout au régime, et je n'ai pas envie, là, tout de suite de manger une salade alors merci. 

Enfin bref, manger ça fait grossir, on l'aura bien compris. Dans mon cas, ce sont aussi mes émotions qui sont en cause. Et des réflexions comme ça ne suscite pas de bonnes émotions. Un cercle vicieux. 

Voilà, mon humeur du moment, après avoir entendu plusieurs fois ces semaines des petits mots désagréables. La conclusion est toujours la même: doit on absolument ériger un type de corps au rang de parfait (sous prétexte de la « bonne santé »)? Et créer un mal-être profond (affecte notre santé) pour la majorité ? Ou bien juste s'en foutre et laissé vivre la majorité sans troubles. Ce serait bien, de rentrer dans un restaurant et de ne pas se faire juger quand on prend un burger ou quand on prend une salade. Je vous épargne les remarques sur les sourcils, la moustache et les poils en général. On est encore très loin d'avoir tous un esprit bienveillant. 


      Beaucoup de "Je" et de "Moi" dans cet article. Je n'attends pas que vous soyez d'accord, dans ce cas dites moi ce que vous en pensez ? Vous avez déjà eu des réflexions sur votre alimentation sous prétexte que comme vous êtes gros alors votre entourage devient diététicien ? 

       Partagez-moi vos anecdotes. 


Des bises les amis. 

MAX





Max 

Sarah Cohen-Scali 

Editions Gallimard


15.90 € - 480 pages 

Prix sorcières 2013




   "19 avril 1936. Bientôt minuit. Je vais naître dans une minute exactement. Je vais voir le jour le 20 avril. Date anniversaire de notre Fürher. Je serai ainsi béni des dieux germaniques et l'on verra en moi le premier-né de la race suprême.” 

    C’est avec ces quelques lignes que nous faisons connaissance avec Max. Max est née lors du programme “lebensborn” initié par Himmler. Ce programme avait pour objectif de donner naissance à  des représentants  parfait de la “race aryenne”. Max est l’un d’entre eux, parfait prototype, il nous raconte les premières années de sa vie où petit garçon il est élevé dans l’idéologie nazis. D'institution en institution nous découvrons le mécanisme du IIIe Reich pour aboutir à ce que l’on connaît. 

    L’évolution du personnage formaté prend du temps. Sa conception du bien et du mal est erronée ainsi que celle du “mal pour un bien”. Il se rend compte petit à petit ce que tout cela signifie, des conditions de sa naissance, des réponses qui paraissaient logiques et qui ne le sont plus en grandissant. 

   Nous abordons la seconde guerre mondiale d’un point de vue différent qui est celui d’un garçon de la jeunesse hitlérienne, fier de son père le Furher et de sa mère l’Allemagne qui prendra conscience du drame dont il fait partie. 

   C’est un roman choc qui mérite d’être lu, à mettre entre les mains de lecteur avertit.

   Vous en avez pensé quoi vous ? Envie de le lire ?
Des Bises

Littérature, romance et sociopathe

    
  Attention Spoil, Penn Badgley n’est pas Dan Humphrey et ne cherche pas à reconquérir Serena. Et oui ! Même si ça parait improbable, on va apprendre à oublier le garçon solitaire puisque ici, il incarne le rôle de Joe. Joe est un libraire, cultivé, charmant, attentionné, mais le seul inconvénient, c’est qu’il est légèrement psychopathe sur les bords. 

Nous nous situons exactement dans la tête de Joe. Nous l’entendons penser et parler dans sa tête à Beck. Beck est sa nouvelle cible. Après l’avoir aperçue dans les rayons de sa librairie, Joe a fait une fixette sur elle. Jusque-là rien de perturbant. Sauf que, petit à petit, il va squatter devant l’appart de Beck, il va trouver des subterfuges pour rentrer chez elle et fouiller ses affaires, il va voler son téléphone et suivre ses moindres gestes. Mais malgré tout ça Beck ne se doute de rien et finit par tomber amoureuse de Dan euh… Joe plutôt. Au fil des épisodes, on va vite se rendre compte que ce n’est pas un très bon petit copain, mais que ce n’est pas non plus un très bon psychopathe. Oui, on nous dévoile petit à petit des flash-back de l’enfance de Joe qui nous laisse entrevoir quelques “explications” mais les grosses révélations sur son passé seront réservées pour la saison 2, sans aucun doute. Penn Badgley joue à perfection son rôle, c’est lui qui porte la série. Malheureusement on s’attache tellement au personnage qu’on ne veut pas qu’il se fasse attraper, on veut que Beck reste avec lui est tombe amoureuse. C’est flippant quand même. Le personnage de Beck, tout au contraire n’est pas porté par l’actrice qui m’a un peu déçue. Beck n’est pas aussi intéressante que l’on espérait et on ne s’en fait pas assez pour elle. Je ne sais pas si c’est l’effet voulu mes BEck je m’en fiche, je veux juste que Joe s’en sorte. C’est affreux ! 

       L’effet que procure la voix Off au début est assez troublant. C’est glauque et pervers. Après, on finit par s’y faire. Ça aussi, c’est bizarre. :)  Le rythme de la série est tel qu’il faut pour avoir envie de Binger / binge watcher l’intégrale en une journée. (ce que j’ai fait d'ailleurs) . Il y a beaucoup de facilité scénaristique qui lui permette de s’en sortir toujours à deux doigts d’être démasqué. 

      Partie avec de tout petits spoilers, je vous parle de quelques personnages que j’ai bien aimé >> à surligner pour lire: 
Shay Mitchell joue Peach et ce nom lui va très bien, elle est insupportable de A à Z, même quand on apprend qu’elle convoite Beck autant et de la même façon que Joe, elle me saoul. Il s’agit de l’équivalent de Joe en femme, elle aussi est fascinée par Beck mais je la vois seulement comme une concurrente de Joe. Et on n'a pas envie qu’elle gagne. 
J’aime beaucoup l’histoire avec Paco qui nous permet d’en connaître plus sur l’enfance de Joe. Paco représente Joe plus jeune et Joe représente l’affreux libraire qu’il a eu pour tuteur. La boucle et bouclée. Cependant, on se rend compte que Joe ne souhaite pas faire pareil avec Paco, il préfère lui épargner ce type de vie angoissante. 

En gros You, j’ai bien aimé, malgré les quelques facilités qui ont été prises et qui rendaient l'histoire un peu trop facile. C’est troublant, car pour ma part, j’ai été du côté du psychopathe du début à la fin, je voulais le voir s’en sortir. Au fonds, il est attachant et le jeu d’acteur de Penn Badgley sublime le tout. 

On a tellement entendu parler de cette série, est ce que vous l'avez regardez ? Alors vous en avez pensez quoi ? Je suis curieuse de connaître vos personnage préféré et si comme moi, vous avez pris partie pour Joe. Dites moi tout. 

Des Bises

On ne veut pas partir !


     Une grande famille vie dans un grand immeuble en location. Un jour les parents annoncent aux enfants que le propriétaire ne souhaite plus leur louer l’appartement. C’est alors que commence ce roman. Les enfants vont faire preuve d'inventivité et utiliser leurs talents pour que le propriétaire les trouvent le plus agréable possible. Entre concerto de violon et tour de magie, on suit le plan imaginé par les enfants pour ne pas quitter leurs chez eux. 

     Un roman plein de bons sentiments qui aborde le thème parfois déchirant du déménagement. Les relation entre frères et sœurs ne sont pas en reste. Comment faire preuve de maturité pour le bien commun et mettre de côté leur guéguerre ! Les personnages sont amusants et attachants. On va découvrir au fil des pages plusieurs facettes à nos personnages. On va notamment découvrir l’histoire du vieux propriétaire et comprendre pourquoi il est si froid et peu compréhensif avec la famille Vanderbeeker. L’écriture est fluide et le vocabulaire simple et efficace. A conseiller à vos petits lecteurs aux alentours de 11 / 12 ans. 

Coups de cœur ? Non pas vraiment, il me manque un peu d'émerveillement et d'émotions. 

Vous en avez penser quoi de ce roman ? Envie de le lire alors ? 

Des Bises 

I will always love you


       La très grosse surprise Netflix d'automne 2018, c’est bien celle-là ! Moi, qui ne suis pas du tout partisane des séries de complots politiques, je crois que Bodyguard a changé la donne. 

      David Budd (alias Robb Stark) est un ancien militaire revenu d’Afghanistan avec un choc post-traumatique. Il est devenu policier, spécialisé dans la garde rapprochée. Dès le premier épisode, il déjoue un attentat dans le train qui le ramène chez lui avec ses enfants. C’est grâce à cet acte héroïque qu’il se fait connaître. Du coup, une nouvelle mission lui est assignée : assurer la protection de Julia Montague, ministre de l'Intérieur du Royaume-Unis. On apprend aussi au fil de l’histoire que ces deux personnages ne partage pas la même opinion politique et qu’elle fait partie des personne qui ont voté pour l’armée britannique en Afghanistan. Peu à peu, on se rend compte qu’en plus de la menace terroriste toujours présente un complot est mené contre la ministre. 

      Venons-en à mon avis. On va commencer par les points positifs (avec quelques spoil qu’il faudra surligner pour lire). J’ai beaucoup aimé les acteurs principaux, j’ai trouvé que Richard Madden et Keeley Hawes fonctionnait vraiment très bien ensemble. Sur certaines scènes, le dialogue n’ést pas nécessaire pour nous faire comprendre ce qu’il se passe à l'écran tellement les acteurs sont habités par leur personnage. Ensuite, j’ai beaucoup aimé la tournure que les choses prennent au fil des épisodes. (Notamment après la mort de la ministre : à partir de là un complot est mené pour faire porter le chapeau à David Budd, j’ai trouvé ça intéressant à suivre malgré le côté politique)

      Ce que j’ai également bien-aimé, même si ça m’a un énervé puissance 1000, c’est l’interrogatoire de la fin ou on apprend que la femme qu’il a sauvé dans le train est complice depuis le début ! Son attitude change à mort, la meuf passe d"aucune confiance"  à “Béyoncé” en 2 secondes ! ) 

      Ce que j’ai moins kiffé, c’est la relation qui devient de plus en plus intime entre les deux personnage, je pense que ce n’était pas nécessaire pour l’intrigue. (Je pense que ça aurait été plus fort de mettre en exergue un autre type de relations que celle-là. David aurait quand même enquêter sur la mort de Julia même s'ils n’avait pas coucher ensemble et du coup les liens qui les reliraient aurait étaient différents et peut-être, plus émouvant ) 

     En bref, Bodyguard, c’est un thriller politique duquel on a du mal à décrocher. La tension est à son comble plus d’une fois dans la série. 

Alors, ça vous a plus Bodyguard ?